Bio

Elevé dans une famille de mélomanes, avec une double culture franco-marocaine, Idriss El Mehdi a la chance de baigner dès son jeune âge  dans la musique classique arabe et occidentale, le jazz et le rock.

Pianiste de talent, il accompagne les ténors du coin dans les rares clubs de jazz de Casablanca.

Sa double culture est aussi musicale. Jeune homme, il suit un parcours brillant dans les prestigieuses écoles américaines de musique en France (American School of Modern Music, Bill Evans Piano Academy), tout en conservant un lien fort avec son Maroc natal. C’est ainsi qu’il y fera dix ans plus tard une rencontre décisive qui changera le cours de sa vie et qui lui ouvrira les portes du mysticisme soufi populaire : le prestigieux maalem gnaoui Mahmoud Guinea.

Idriss El Mehdi apprend à jouer du Guembri et forge son identité musicale : « Moi, le pianiste habitué depuis tant d’années à avoir à ma disposition 88 notes de musique pour m’exprimer, je me trouvais face à 3 simples cordes faites de boyaux de chèvre. Et dans ses cordes demeurait toute l’histoire de la musique, depuis sa création. »

Le jeune homme démarre alors une série d’expériences avec différentes formations, entre afro-jazz, chansons à textes et collaborations avec des grands noms de la pop  et du rock français (Axel Bauer, Calogero, Julie Zenatti, Hubert Mounier…) et internationaux (Cerrone, Luz Casal, Gary Christian…).

Le natif de Casablanca puise dans son identité multiple, entre ses racines africaines et sa culture musicale anglo-saxonne rock et blues,  la matière nécessaire pour la composition de ce premier disque, « Wild Bird ». Ainsi il ravive l’esprit blues acoustique, en y ajoutant du rythme. Il fait cohabiter avec intelligence une basse lourde au son granuleux, une guitare aux slides vertigineux, un jeu de piano minimaliste, le tout porté par une section rythmique puissante.